Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous vivons dans un monde saturé d’informations. Et quand il s’agit de la nutrition, les discours contradictoires sont nombreux…
Du coup, à force d’essayer de suivre des conseils en tout genre, beaucoup abandonnent leurs efforts simplement parce que leurs habitudes ne tiennent pas dans le temps.
En réalité, la clé d’une alimentation durable réside souvent dans quelque chose que l’on sous-estime : le plaisir. Comprendre comment le plaisir alimentaire influence la motivation, le comportement et la régularité permet de construire une relation sereine à l’alimentation.
C’est précisément ce que j’observe chaque jour en tant que diététicienne lors de mes consultations au cabinet ou en ligne. On fait le point ensemble.
L’importance du plaisir alimentaire
Le plaisir alimentaire n’est pas un caprice : c’est un signal biologique qui participe à la régulation naturelle de l’alimentation.
Lorsque l’on mange un aliment ou un plat qui nous plaît, le cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur associé à la motivation et à l’apprentissage. Et c’est précisément ce mécanisme qui aide à ancrer les comportements bénéfiques.
Des études en nutrition comportementale montrent qu’un repas satisfaisant crée une sensation de complétude qui réduit les envies alimentaires plus tard dans la journée et limite les grignotages « compensatoires ».
Le plaisir agit donc comme un régulateur et il est indispensable dans un processus de rééquilibrage alimentaire qui dure.
Les conséquences de la restriction
La restriction cognitive (bannir certains aliments, se priver de dessert, s’interdire un repas plaisir) est l’une des plus grandes ennemies du rééquilibrage alimentaire.
Elle pousse à catégoriser les aliments en “bons” et “mauvais”, à se juger et à ressentir de la culpabilité.
Psychologiquement, cette approche crée une tension interne qui favorise tout l’effet inverse :
• des fringales plus présentes (on sait bien que l’interdit attire…)
• des épisodes de surconsommation (pour compenser le manque)
• la perte progressive de connexion aux signaux corporels (et donc la perte de repères)
Plusieurs recherches en psychologie de l’alimentation soulignent qu’un mode alimentaire qui exclut systématiquement le plaisir augmente le risque d’abandon. C’est pourquoi les régimes miracles n’existent pas : si l’alimentation ne procure aucune satisfaction, les efforts ne peuvent pas s’installer sur la durée.
À l’inverse, intégrer du plaisir au quotidien favorise l’adhésion. Cela ne signifie pas manger sans limites, mais créer un environnement alimentaire où la satisfaction fait pleinement partie du processus.
Comment rester motivée pour atteindre ses objectifs ?
Les habitudes durables sont celles que l’on peut maintenir sans épuisement mental.
Pour les intégrer, je travaille avec mes patientes en suivi diététique pour réussir à mettre en marche 3 leviers :
• choisir des aliments bons au goût et bons pour le corps
• préparer des repas sains qui donnent envie de revenir à table, et qui ne donnent pas l’impression de se priver
• autoriser des moments gourmands sans les diaboliser
Le mot de la fin
Si tu ne dois retenir qu’une chose, c’est que le plaisir alimentaire est un allié puissant pour t’aider à maintenir une alimentation équilibrée, stable et adaptée à ta (vraie) vie.
Une habitude qui procure du plaisir devient naturellement plus durable qu’une habitude imposée.
Pour aller plus loin et construire une alimentation durable, personnalisée et centrée sur tes besoins, on peut se voir en consultation ! 😉


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